Olga Bondarenko, jeune pianiste, gagnante et lauréate de concours internationaux
Née en Ukraine, Olga Bondarenko débute ses études musicales à Novograd-Volinskiy. Arrivée en 2004 en France, elle entre au Conservatoire National a Rayonnement Régional de Marseille puis obtient son Prix de piano et de musique de chambre mention Très Bien. Elle remporte le premier prix avec la Mention d’Honneur à l’unanimité au Grand Concours International de Piano à Paris en 2010.
En 2021 Olga obtient son Diplôme National Supérieur Professionnel de Musique à l’Institut d’Enseignement Supérieur d’Aix-en-Provence dans la classe d’Emmanuel Strosser et Vincent Coq, ainsi qu’une Licence en Musicologie à l’Université Sorbonne à Paris. La pianiste se produit à de nombreux festivals tels que « Pianos en Fête » à la Roque d’Antheron , « Nuit du Piano » à l’Opéra de Toulon , « Piano en scène » au Théâtre Antique d’Orange, « Festival des Amis de la musique classique » à Saint-Tropez, « Présences compositrices » , » Sanary sous les Étoiles » , et de nombreux concerts dans le Sud de la France. Elle suit des Master Class avec des pianistes de renom tels que Jay Gotlieb, Maria Masycheva, Georgiy Gromov, Mickaël Levinas, ou encore Bernard d’Ascoli, Jean-Claude Pennetier.
En 2022 Olga remporte le 3eme Prix du France Music Competition en interprétant des pièces de Rachmaninov, Beethoven et Bach. Elle est également finaliste du concours international « Recondite Armonie ». La jeune pianiste enseigne avec passion le piano et la musique de chambre depuis de nombreuses années, notamment au Conservatoire de Marseille.
En collaboration avec des artistes de renom, Olga enregistre l’album « Anges et Démons à l’Opéra » , sorti en janvier 2021 accompagnée du chanteur lyrique C. Rovery. Avec le tromboniste Antoine Houzelle, ils forment le duo Sortilège et se produisent a de nombreux festivals dans le sud de la France, notamment le Festival « Les Alpilles Musicales » qu’ils inaugurent en 2022. En juin 2025 la jeune pianiste se produit en tant que soliste accompagnée par l’orchestre OSAMU au Dôme de Marseille dans la comédie musicale « Entrez dans la légende ».


Concours
Concours international « Recondite Armonie«
2nd prix (2023)
Concours international
« France Music Competition«
3ème prix (2022)
« Grand Concours
International de Piano«
Premier prix (2010)
Presse

Olga Bondarenko, d’Ukraine à la Côte bleue tout en harmonie
Article La Provence – Février 2024 (rédigé par CM)
ll y a des rencontres qui marquent. Celle avec Olga Bondarenko en fait partie.
On l’a vu en concert sur de nombreux festivals dans le sud de la France. Pianos en Fête à la Roque d’Anthéron. Nuit du Piano à l’Opéra de Toulon. Piano en scène au Théâtre antique d’Orange, etc. à chaque fois la même analyse : quelle virtuosité!
Sur scène, Olga Bondarenko a le feu sacré. Bien cambrée sur son siege, les mains posées sur son clavier avec délicatesse, ou arc-boutée dans des passages plus rudes pour déverser un torrent de notes avec une technique inouïe, le tête à tête ne laisse jamais indifférent.
Pourtant, rien n’était écrit d’avance sur la partition du début. Née en Ukraine, cette Saussetoise d’adoption qui se partage en Sausset-les-Pins et Marseille, commence ses études musicales à Novograd-Volinskiy en Ukraine. Une passion devenue sacerdos.
Des tréfonds de la rue aux récompenses
« Je suis née en Ukraine, de parents militaires. Ma mère était médecin au front et mon père pilote d’avion de chasse. Suite à la disparition de mon père, ma mère est partie en Europe de l’ouest pour des raisons politico-économiques. Je suis restée avec ma mamie à Novograd-Volinskiy pendant 5 ans, sans voir ma maman, puis je l’ai enfin rejoint. À 11 ans, j’ai traversé la Pologne, l’Allemagne pour arriver à Marseille. La situation financière de ma mère était très difficile et n’ayant reçu aucune aide de l’Etat, nous devions faire face à la misère. Nous habitions dans des squats et des caves, sans électricité, ni commodités pendant trois ans ».
Arrivée en 2004 en France, Olga ne se décourage pas pour autant. Elle rentre alors au conservatoire national à rayonnement régional de Marseille, puis obtient son prix de piano et de musique de chambre mention très bien. « Parallèlement, on m’a inscrit à l’école primaire, car ne parlant pas la langue, les collèges refusaient mon inscription. J’ai donc appris le français en un an, à l’aide d’un professeur spécialisé qui me prenait avec un groupe d’arrivants, en classe de débutants. Je suis ensuite entrée au collège du Vieux-Port puis au lycée Thiers, où j’ai eu mon bac littéraire mention très bien. »
Olga remporte le premier prix avec la mention dhonneur a l’unanimité au grand concours international de piano à Paris en 2010. Puis tout s’enchaîne. En 2021, diplôme national supérieur professionnel de musique d’Aix-en-Provence, licence en musicologie à l’université de la Sorbonne.
Des rencontres marquantes
Olga n’oublie pas d’où elle vient tout en continuant son ascension afin de se lancer dans une carrière de soliste et de cham-briste grâce à des rencontres qui la marqueront dans son parcours de vie. « Plusieurs professeurs d’Aix-en-Provence, des maîtres du piano et des artistes de renom avec qui j’ai eu la chance d’échanger, m’ont donné de précieux conseils. J’ai eu la chance de participer à des émissions de télévision aussi ou de faire de nombreuses collaborations. Je pense au clarinettiste Franck Russo, le pianiste Nicolas Bourdoncle, le ténor Luca Lombardo, le baryton-basse Cyril Rovery avec qui nous avons enregistré l’album Anges et Démons à l’Opéra ou encore le tromboniste Antoine Houzelle avec qui je forme le duo Sortilège. »
Aujourd’hui, avec la situation complexe qui ressurgit dans son pays natal, Olga se sent aussi investie d’une mission (lire encadré ci-dessous). Et derrière le parcours, chez Olga, c’est bel et bien la musique qui dicte sa vie
Le piano comme exutoire
« Il y a eu des moments extrêmement difficiles pour ma famille et moi, mais nous nous sommes accrochés et la musique m’a aidée dans les moments où l’espoir m’abandonnait. Malgré ma situation quotidienne, lorsque je faisais du piano, j’oubliais tout… Ou alors, à l’inverse, cela me permettait d’exprimer mes émotions. Le piano était ma bouée de sauvetage. »
Si près du collapse d’hier, Olga Bondarenko a su aujourd’hui trouver les formules magiques sur son clavier pour passer de la pénombre à la lumière. Un exemple à suivre et une inspiration pour beaucoup.
Une artiste engagée qui n’oublie pas ses racines
Olga Bondarenko, c’est aussi une artiste au grand cœur qui a vécu des heures sombres dans son enfance et son adolescence, mais qui sait s’investir dans de nobles causes.
Comme participer à de nombreux concerts caritatifs avec toute l’énergie qui la caractérise. « En ces temps difficiles, parsemés par les guerres plus violentes les unes que les autres, la musique et l’art en général continuent à réunir les gens, sans mot. Les mêmes mélodies sonnent dans des pays différents, et nous pouvons trouver l’apaisement dans la réunification et non pas dans un combat absurde. C’est pourquoi j’ai organisé les transports d’aide humanitaire en Ukraine via Marseille entre février et septembre 2023. De (…) concert caritatif au profit de la Croix-Rouge ukrainienne, au Château Promicea où nous avons récolté plus de 2 000 euros »
Derrière la musique et la solidarité, c’est aussi les jeunes générations qu’Olga veut toucher afin de redonner un peu de ce qu’elle a pu recevoir dans son enfance.
« J’ai changé de vie tellement de fois, et tout ce qui est resté inamovible c’est ma famille, la musique et l’école. Ce sont les choses qui m inspirent et me poussent à aller plus loin, travailler plus, malgré tout. Il y a 19 ans, j’étais une SDF, aujourd’hui je joue dans des opéras, dans des festivals, dans des châteaux et d’autres lieux sublimes et prestigieux. J’ai également acheté un très bon piano et je peux me permettre d’être coquette et de m’acheter des robes de concert ! Il ne faut jamais désespérer et toujours s’accrocher. C’est le message que je fais souvent passer à mes élèves au Conservatoire (…). »
L’anecdote qui a marqué Olga
« Il y en a tellement ! Mais je me rappellerais toujours du jour où je suis allée à Paris pour la finale du grand concours international de piano. Après l’unanimité du jury. j’ai remporté le premier pris avec mention d’honneur. Les délibérations ayant pris du retard, nous avions raté le dernier train, et les hôtels étant hors de prix, nous avons décidé d’attendre le lendemain dehors. Nous nous sommes installés sur des cartons et au lever du soleil nous sommes partis déjeuner en face de la tour Eiffel. Ce décalage de statut et de situation restera gravé dans ma mémoire à jamais. »



